« Nous souhaitons bâtir des outils d’IA communs à tout le réseau »

Fév 3, 2025Blog0 commentaires

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Votre réseau a connu plusieurs noms depuis sa création il y a 50 ans. Que représente t-il aujourd’hui et quelle est sa spécificité ?

Effectivement, nous nous sommes appelés tour à tour France Audit, puis Baker Tilly France, puis Walter France à compter de 2018. Ces changements sont liés à nos changements d’adhésion à des réseaux internationaux, alternativement : HLB, puis Baker Tilly et enfin, Allinial Global International, après quoi nous avons créé la marque Walter France. Aujourd’hui, notre réseau compte 22 cabinets membres, avec 110 bureaux en France métropolitaine et à la Réunion, 144 associés et 1380 collaborateurs. Le chiffre d’affaires cumulé atteint 155 millions d’euros. Nos membres réalisent entre 800 000 euros de CA, et jusqu’à 28 millions pour les plus gros. Cependant, nous ne cherchons pas à recruter de nouveaux membres d’un certain profil plutôt qu’un autre, ni à grossir pour grossir. Nous sommes animés par un esprit de partage, de mutualisation des compétences, qui permet à chacun de progresser. Un nouveau membre nous a rejoints en ce début d’année : le cabinet breton Cegefi Conseil, qui renforce notre présence dans l’Ouest.

Quelle participation prennent vos adhérents dans le réseau ?

Walter France repose sur deux entités juridiques, une SA et un GIE, et les adhérents prennent une part dans chacune, quelle que soit la taille et l’effectif du cabinet qui nous rejoint. Nous fonctionnons par groupes de travail. Il en existe une vingtaine qui traitent des domaines essentiels à nos métiers, aussi bien techniques que transversaux. Chaque membre est invité à faire partie d’un ou plusieurs de ces groupes, sur la base du volontariat et de l’expertise qu’il peut y apporter.

En 2025, nous lancerons deux nouveaux groupes

A côté des traditionnels groupes de travail social ou fiscal, nous créons des groupes qui se penchent sur des sujets d’actualité, comme par exemple la cyber sécurité ou la CSRD, deux commissions créées il y a un an et demi. En 2025, nous lancerons deux nouveaux groupes, qui plancheront sur l’IA, et sur le monde agricole, une clientèle que nous souhaitons développer.

Quels sont vos enjeux, en 2025 ?

L’impact de l’intelligence artificielle dans nos métiers est un enjeu fort. C’est pour cela que nous intensifions notre travail sur ce sujet. L’an dernier déjà, nous avons effectué un Tour de France de la formation axé sur l’IA, qui a permis, dans une douzaine de villes, de réunir nos collaborateurs pour les initier, à travers une formation générale, puis des ateliers interactifs. De même, notre Walter Academy, qui rassemble les nouveaux collaborateurs de nos membres lors d’une journée d’intégration à Paris, a également eu comme fil conducteur les évolutions technologiques et l’IA, en octobre dernier. Enfin, à travers notre nouveau groupe de travail sur l’IA, nous souhaitons faire de la veille sur les outils et pratiques, puis déterminer les fonctionnalités les plus adaptées à notre profession, afin d’aboutir à des outils d’IA communs à tout le réseau, et qui préservent la confidentialité des données de nos clients. Leur application pourrait être soit transversale, destinée par exemple aux RH ou à la communication, soit technique, en servant par exemple à effectuer des analyses poussées de nos dossiers.

De quelle manière vos membres utilisent-ils l’IA ?

Nos cabinets s’en servent à des degrés divers et les services communication-marketing sont les plus adeptes. Ils recourent à l’IA  générative pour, par exemple, aider à bâtir des stratégies de marketing, en identifiant le meilleur mix entre les différents canaux, et pour toucher une cible précise lors d’une campagne. L’IA aide également à améliorer l’impact de notre présence sur les réseaux sociaux, grâce à de meilleurs mots-clés, notamment, et à une meilleure analyse des pages vues.

Une tendance actuelle de la profession est sa financiarisation. Ouvririez-vous le capital de votre réseau à un fonds d’investissement étranger à votre métier ?
On connaît les avantages et les inconvénients des fonds

En ce qui concerne Walter France, clairement non.  Ce n’est pas dans notre ADN, et si cette tendance se généralise, ce sera même bénéfique pour nous car cela accentuera notre différence : le fait d’être indépendants et d’offrir un service personnalisé. La crainte que l’on peut avoir, avec l’entrée d’un fonds étranger à la profession dans le capital, est la recherche de rentabilité à outrance, avec des objectifs stricts à atteindre et des répercussions sur les collaborateurs si leurs performances ne sont pas conformes. On connaît les avantages et les inconvénients des fonds. Mais si l’un de nos membres décide d’ouvrir son capital, ce sera son choix. Pour rester dans notre réseau, il faudra alors que le changement stratégique qu’il vit ne modifie pas son état d’esprit.

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Propos recueillis par Olga Stancevic
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Le réseau de cabinets indépendants d’expertise comptable, d’audit et de conseil Walter France délivre sa vision du métier et ses projets. Les explications de Pascal Ferron, son président.
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