Les dépenses professionnelles courantes auxquelles doivent faire face les salariés pour être en mesure d’occuper leur emploi ou d’exercer leur fonction ne peuvent pas donner lieu à des allocations ou des remboursements exonérés d’impôt sur le revenu (BOI-RSA-CHAMP-20-50-10-10). En effet, ces dépenses sont déduites soit dans le cadre de la déduction forfaitaire de 10 % soit pour leur valeur réelle lorsque le salarié renonce à la déduction forfaitaire. Cela concerne notamment les frais de restauration sur le lieu de travail (sauf cas particulier). Toutefois, la participation de l’employeur à l’acquisition de titres-restaurant est exonérée, sous certaines conditions, dans le limite de 7,18 € par titre acquis en 2024.
Au contraire, les indemnités compensant les dépenses supplémentaires de restauration des salariés peuvent, sous certaines limites (voir le tableau ci-dessous pour la déclaration 2025 de l’impôt sur les revenus 2024), être réputées utilisées conformément à leur objet (voir le BOI-RSA-CHAMP-20-50-10-20 et le BOI-BAREME-000035). Lorsque ces limites sont respectées et les autres conditions satisfaites, ces indemnités sont exonérées d’impôt sur le revenu sauf en cas d’option pour les frais réels.
| Indemnités de repas | Montants |
| Indemnité de repas sur le lieu de travail (1) | 7,30 € |
| Indemnité de repas hors des locaux de l’entreprise (2) | 10,10 € |
| Indemnité de repas lors d’un déplacement professionnel (3) | 20,70 € |
(1) Salarié contraint de prendre son repas sur le lieu de travail en raison de conditions particulières d’organisation ou d’horaires de travail (travail en équipe, travail posté, travail continu, travail en horaire décalé ou travail de nuit).
(2) Salarié en déplacement sur un chantier ou hors les locaux de l’entreprise, lorsque les conditions de travail l’empêchent de regagner sa résidence ou son lieu habituel de travail pour le repas et qu’il n’est pas démontré que les circonstances ou les usages de la profession l’obligent à prendre son repas au restaurant.
(3) Salarié en déplacement professionnel et empêché de regagner sa résidence ou son lieu habituel de travail et qui prend son repas au restaurant.
Les indemnités destinées à compenser les dépenses supplémentaires, y compris les repas ou petits-déjeuners, liées aux grands déplacements peuvent être réputées utilisées conformément à leur objet dans la limite de certains montants (nous présentons dans le tableau suivant les limites pour la France métropolitaine ; les montants sont différents pour l’outre-mer et l’étranger). Lorsque ces limites sont respectées et les autres conditions satisfaites, ces indemnités sont exonérées d’impôt sur le revenu sauf en cas d’option pour les frais réels.
| Indemnités destinées à compenser les dépenses supplémentaires de déplacement professionnel | Montant pour les 3 premiers mois | Montants du 4e au 24e mois (– 15 %) | Montants du 25e au 72e mois (– 30 %) |
| Nourriture (par repas) | 20,70 € | 17,60 € | 14,50 € |
| Logement et petit déjeuner (par jour) pour les déplacements à Paris et départements de la « petite couronne » (75, 92, 93 et 94) | 74,30 € | 63,20 € | 52,00 € |
| Logement et petit déjeuner (par jour) pour les déplacements dans les autres départements métropolitains | 55,10 € | 46,80 € | 38,60 € |





