Suspension de la réforme de la franchise de TVA : Amélie de Montchalin évoque un problème de délai pour attribuer le numéro de TVA

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« Pour payer la TVA il faut avoir un numéro de TVA. Avoir un numéro de TVA n’est pas instantané, a avancé Amélie de Montchalin, ministre chargée des comptes publics, devant la commission des finances du Sénat, pour justifier la suspension de la réforme de la franchise en base de TVA. Donc il n’y avait pas la possibilité de faire appliquer [la mesure] à la date du 1er mars puisque le [texte] promulgué le 14 février ne permettait pas une application au 1er mars » (voir la vidéo à 2h02 minutes).

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Activité partielle à Mayotte : le décret prévoyant des taux majorés est publié

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La loi d’urgence pour Mayotte du 24 février 2025 prévoit en son article 33 une majoration des taux horaires de l’allocation et de l’indemnité d’activité partielle pour les établissements situés à Mayotte. Ces dispositions visent les demandes d’indemnisation adressées à l’Agence de services et de paiement (ASP) au titre du placement en position d’activité partielle de salariés du 14 décembre 2024 au 31 mars 2025. La loi précise que cette période pourra être prolongée par décret en fonction de l’évolution de la situation sociale et des conditions matérielles locales, au plus tard jusqu’au 31 décembre 2025.

Un décret du 20 mars 2025 fixe ces taux.

Le taux horaire de l’allocation d’activité partielle est fixé, pour chaque salarié concerné, à 70 % de la rémunération horaire brute, limitée à 4,5 fois le taux horaire du Smic, sans pouvoir être inférieur à 8,10 euros. 

Le taux horaire de l’indemnité versée par l’employeur au salarié placé en activité partielle est fixé à 70 % de la rémunération brute servant d’assiette de l’indemnité de congés payés.

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Activité partielle à Mayotte : le décret prévoyant des taux majorés est publié

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La loi d’urgence pour Mayotte du 24 février 2025 prévoit en son article 33 une majoration des taux horaires de l’allocation et de l’indemnité d’activité partielle pour les établissements situés à Mayotte. Ces dispositions visent les demandes d’indemnisation adressées à l’Agence de services et de paiement (ASP) au titre du placement en position d’activité partielle de salariés du 14 décembre 2024 au 31 mars 2025. La loi précise que cette période pourra être prolongée par décret en fonction de l’évolution de la situation sociale et des conditions matérielles locales, au plus tard jusqu’au 31 décembre 2025.

Un décret du 20 mars 2025 fixe ces taux.

Le taux horaire de l’allocation d’activité partielle est fixé, pour chaque salarié concerné, à 70 % de la rémunération horaire brute, limitée à 4,5 fois le taux horaire du Smic, sans pouvoir être inférieur à 8,10 euros. 

Le taux horaire de l’indemnité versée par l’employeur au salarié placé en activité partielle est fixé à 70 % de la rémunération brute servant d’assiette de l’indemnité de congés payés.

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L’immatriculation des entreprises étrangères sans établissement stable est désormais contrôlée

L’immatriculation des entreprises étrangères sans établissement stable est désormais contrôlée

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Les entreprises étrangères sans établissement stable en France doivent s’immatriculer au registre national des entreprises (RNE) (C. com. art. L 123-36, 6°). Si le fait de donner, de mauvaise foi, des indications inexactes ou incomplètes en vue de l’immatriculation, de la modification de situation ou de la radiation du RNE d’une entreprise étrangère sans établissement stable en France est puni d’une amende de 4 500 € et d’un emprisonnement de six mois (art. L 123-38), aucun processus de contrôle et de validation de ces différentes formalités n’était jusqu’alors prévu s’agissant des entreprises étrangères non agricoles sans établissement stable en France.

C’est désormais chose faite. En effet, afin de mieux contrôler les prélèvements sociaux liés à ces entités étrangères en s’assurant de la conformité des informations fournies lors de leur immatriculation et de lutter contre la fraude à l’affiliation et la fraude sociale, l’article 26 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 crée un article L 123-49-2 du Code de commerce, aux termes duquel les inscriptions d’informations et les dépôts de pièces au RNE sollicités à l’occasion des demandes d’immatriculation, d’inscriptions modificatives et de radiation sont validés, pour les entreprises étrangères non agricoles sans établissement stable en France, par une Urssaf désignée par le directeur de l’Urssaf Caisse nationale. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er mars 2025, mais elle nécessite toutefois, pour s’appliquer effectivement, que le directeur de l’Urssaf Caisse nationale désigne l’Urssaf compétente pour cette validation.

Dispositif similaire pour les activités agricoles

Un dispositif similaire est mis en place à l’article L 123-49-1 du Code de commerce pour les entreprises étrangères sans établissement stable en France exerçant des activités agricoles. Dans ce cas, c’est une caisse de mutualité sociale agricole qui est en charge du contrôle et de la validation. Précisons toutefois que cet article a été adopté afin de sécuriser juridiquement la compétence qui était déjà reconnue aux caisses de mutualité sociale agricole par l’article L 123-48 du même Code pour réaliser ces vérifications (amendement Assemblée nationale n° 730).

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La loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 met en place un processus de validation de l’immatriculation au registre national des entreprises des entreprises étrangères non agricoles sans établissement stable en France. Ce rôle est confié à l’Urssaf.
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Des députés veulent relever le seuil d’audit comptable de certains organismes du secteur non lucratif

Des députés veulent relever le seuil d’audit comptable de certains organismes du secteur non lucratif

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Les organismes faisant appel à la générosité du public ou les associations bénéficiaires de subventions publiques doivent faire certifier leurs comptes au-delà d’un certain seuil. Ce niveau, qui n’a pas évolué depuis 2007 (sauf cas particulier), s’élève en principe à 153 000 euros, qu’il s’agisse des subventions publiques reçues par les associations (articles L 612-4 et D 612-5 du code commerce) ou des dons ouvrant droit à un avantage fiscal (articles 4-1 de la loi n° 87-571 et 1 du décret n° 2007-644).

Dans l’objectif de simplifier les obligations de certaines entités du secteur non lucratif, des députés veulent quasiment doubler ce niveau pour le porter à 300 000 euros. Ils le proposent dans le cadre du projet de loi de simplification de la vie économique qui est actuellement examiné par l’Assemblée nationale. Toutefois, leur amendement a été jugé irrecevable par la commission spéciale chargée d’examiner ce texte. (voir cet amendement et cet amendement après leur traitement et leur texte d’origine ici et ici)

Des demandes anciennes… de baisse des seuils

Le sujet du seuil de certification des comptes pour ce secteur n’est pas nouveau. Y compris en sens inverse d’une baisse. Il y a quelques années, plusieurs voix s’exprimaient en faveur d’un tel mouvement. En 2018, Tracfin préconisait d’imposer à toutes les associations qui reçoivent de l’argent public — donc dès le premier euro — « un audit légal spécifique intégrant les vigilances LCB / FT [lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme]. L’examen du secteur associatif, sous l’angle financier, conduit à établir le manque de transparence générale des règles applicables aux associations en termes d’organisation, de publicité et de relations financières », soulignait ce service de renseignement.

Autre voix, celle de la CNCC qui demandait en 2018 d’étendre le contrôle légal des comptes des associations recevant des subventions publiques. Elle souhaitait (voir son livre blanc) que soit baissé le seuil de désignation obligatoire de 153 000 euros à 75 000 euros (article D. 612-5 du code de commerce). Argument avancé : « au moment où l’argent public est soumis à une légitime pression politique, il semble indispensable de rendre plus robuste la mission des commissaires aux comptes en élargissant la surveillance et le contrôle dans ces entités ».

La mission de Cambourg demandait un état des lieux

Enfin, également en 2018, la mission « pour l’avenir de la profession des commissaires aux comptes, présidée par Patrick de Cambourg, appelait à « organiser un groupe de concertation du secteur non lucratif permettant de faire un état des lieux et de formuler des propositions en vue d’un recours accru au contrôle légal dans le secteur ».

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Des députés ont déposé un amendement au projet de loi de simplification de la vie économique destiné à augmenter le seuil de certification des comptes d’organismes faisant appel à la générosité du public et d’associations bénéficiaires de subventions publiques. Ils souhaitent que ce niveau passe de 153 000 euros à 300 000 euros. Toutefois, leur texte est jugé irrecevable.
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