Déclaration 2025 d’impôt sur les revenus 2024 : zoom sur les frais de télétravail des salariés

Déclaration 2025 d’impôt sur les revenus 2024 : zoom sur les frais de télétravail des salariés

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« Les allocations versées par l’employeur couvrant exclusivement des frais de télétravail à domicile à l’exclusion des frais courants généralement nécessités par l’exercice de la profession, qui peuvent prendre la forme d’indemnités, de remboursements forfaitaires ou encore de remboursements de frais réels sont exonérées d’impôt sur le revenu, dans les limites de 2,70 € par jour, 59,40 € par mois et de 626,40 € par an ». Icône PDFLa brochure pratique 2025 de la déclaration des revenus 2024 indique une hausse des plafonds des allocations pour frais de télétravail à domicile qui sont en principe exonérées d’impôt sur le revenu. Le montant par jour s’élevait à 2,6 € l’année précédente.

Exonération au-delà du plafond si c’est justifié

« Ces allocations sont réputées couvrir des frais non courants et sont exonérées dès lors qu’elles sont utilisées conformément à leur objet (article 81, 1° du CGI) », est-il rappelé. Lorsque le salarié opte pour la déduction des frais réels et justifiés, les frais liés au télétravail à domicile peuvent être déduits forfaitairement à hauteur des montants retenus pour l’exonération de l’allocation forfaitaire indiqués ci-dessus. Toutefois, les frais réels peuvent être déduits pour leur montant exact si cela est plus favorable.

Dans un document complémentaire (Icône PDFallocations pour frais d’emploi), des exemples de remboursements de dépenses concernées y sont donnés (liste non exhaustive) : 

► prime forfaitaire annuelle ou mensuelle destinée à couvrir les frais de télétravail à domicile ;
► remboursement de l’abonnement internet ou d’une partie de cet abonnement ;
► remboursement forfaitaire des frais d’électricité, internet, consommables pour le télétravail à domicile ;
► remboursement des équipements de bureau (écran, caisson de rangement, chaise, table) pour le télétravail à domicile ;
► remboursement du diagnostic électrique du logement pour le télétravail à domicile

 

Des exemples de dépenses liées au télétravail sont également mentionnées  :

► Frais de communication autres que les frais de téléphone portable ;

► Frais de téléphone portable ;

► Dépenses d’acquisition de mobilier et de matériel informatique ;

► Frais de fourniture et d’imprimés ;

► Frais de déplacement entre le domicile et le lieu de travail ;

► Frais liés à l’utilisation d’un local privé ;

 

A contrario, il est indiqué que les frais suivants ne peuvent pas être déduits :

► Frais de repas : Aucun frais de repas ne peut être admis en déduction les jours où le salarié exerce son activité en télétravail à domicile ;

► Frais de garde d’enfants : Les frais de garde des enfants ne peuvent être admis en déduction au titre des frais professionnels, y compris lorsque les deux parents télétravaillent

 

Allocation et frais de télétravail à domicile : les règles applicables pour la déclaration 2025 sur les revenus 2024

 

Allocation perçue pour frais de télétravail à domicile Déduction au réel des frais professionnels Traitement fiscal de l’éventuelle allocation perçue pour frais de télétravail
Oui Non

L’allocation est exonérée d’impôt dans la limite de 2,7 € par jour, 59,4 € par mois et 626,4 € dans l’année.

► Au-delà de ce montant, l’allocation est exonérée si cela est justifié

Oui. L’option pour la déduction au réel vaut pour l’ensemble des frais professionnels mais les frais de télétravail peuvent ne pas y être intégrés. Il est possible de déduire les frais de télétravail :

► soit à hauteur de 2,7 € par jour, 59,4 € par mois et 626,4 € dans l’année

► soit pour leur montant exact.

► Dans tous les cas, en optant pour la déduction des frais au réel, il faut être en mesure de pouvoir justifier ces frais

L’allocation est exonérée (à hauteur de 2,7 € par jour, 59,4 € par mois et 626,4 € dans l’année voire davantage si cela est justifié) si les frais liés au télétravail ne sont pas déduits au réel

L’allocation est imposable (il faut donc l’intégrer dans les traitements et salaires à déclarer) si les frais de télétravail sont déduits au réel.

Non Non Rien à faire car aucune allocation n’a été perçue

Oui. L’option pour la déduction au réel vaut pour l’ensemble des frais professionnels. Il est possible de déduire les frais de télétravail :

► soit à hauteur de 2,7 € par jour, 59,4 € par mois et 626,4 € dans l’année

► soit pour leur montant exact.

► Dans tous les cas, en optant pour la déduction des frais au réel, il faut être en mesure de pouvoir justifier ces frais

Rien à faire car aucune allocation n’a été perçue

Source : site impots.gouv.fr (à la date du 18 avril 2025), brochure pratique 2025 de la déclaration des revenus 2024, Icône PDFnotice allocations pour frais d’emploi,  fiche pratique frais professionnels Icône PDFdépliant frais professionnels des salariés, / Actuel expert-comptable

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L’allocation pour frais de télétravail reste a priori exonérée d’impôt sur les revenus. Son plafond journalier présumé justifié passe de 2,6 euros à 2,7 euros pour la déclaration 2025 des revenus 2024. Idem pour la déduction des frais de télétravail au régime réel.
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DSN : un nouveau compte rendu métier annuel disponible fin avril

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A la fin du mois d’avril 2025, l’Urssaf mettra à la disposition des entreprises un récapitulatif via un compte rendu métier (CRM) annuel afin de leur permettre de corriger leurs anomalies restantes pour l’année 2024.

Sur la base de ce document récapitulatif, les entreprises devront analyser chaque anomalie non traitée pour la corriger et sécuriser leurs démarches.

Ce CRM de rappel annuel sera disponible sur le tableau de bord DSN (sur net-entreprises) et dans le logiciel de paie le 23 avril pour les échéances du 5 mai et le 29 avril pour les échéances du 15 mai. Les anomalies non corrigées sont également consultables sur le service Suivi DSN de l’Urssaf.

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A la fin du mois d’avril 2025, l’Urssaf mettra à la disposition des entreprises un récapitulatif via un compte rendu métier (CRM) annuel afin de leur permettre de corriger leurs anomalies restantes pour l’année 2024.

Sur la base de ce document récapitulatif, les entreprises devront analyser chaque anomalie non traitée pour la corriger et sécuriser leurs démarches.

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Un nouveau cabinet membre de Walter France

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Le cabinet d’expertise comptable Cegefi conseils, qui dispose d’une centaine de collaborateurs répartis sur dix sites en Bretagne, rejoint le réseau Walter France. Ce dernier compte désormais 115 bureaux, 140 associés et 1450 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 155 millions d’euros.

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Système de caisse : l’administration accorde du temps pour se conformer au nouveau cadre

Système de caisse : l’administration accorde du temps pour se conformer au nouveau cadre

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Voilà une réforme fiscale de plus qui est « reportée ». Après celle de la franchise en base de TVA, que le gouvernement a suspendue jusqu’au 1er juin 2025, c’est au tour de celle concernant la conformité des logiciels et systèmes de caisse d’être, de fait, décalée. 

De quoi s’agit-il ? La loi de finances pour 2025 durcit le cadre de conformité de ces logiciels et systèmes de caisse (article 43). Elle supprime, à compter du 16 février 2025, la possibilité de justifier de leur caractère sécurisé en produisant une attestation individuelle délivrée par l’éditeur. A compter de cette date, seul le certificat délivré par un organisme accrédité est admis comme mode de preuve de la conformité du logiciel ou système de caisse. 

Rappelons que toute personne assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui effectue des livraisons de biens ou des prestations de services à destination de clients particuliers et qui enregistre les règlements reçus en contrepartie au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse est tenue d’utiliser un logiciel ou un système de caisse satisfaisant aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données en vue du contrôle de l’administration fiscale (article 286 du CGI). Certains assujettis sont toutefois dispensés de cette obligation. C’est notamment le cas de ceux qui bénéficient de la franchise en base de TVA mentionnée à l’article 293 B du CGI (pour plus de précisions, voir le Bofip BOI-TVA-DECLA-30-10-30).

Rien ne change jusqu’au 31 août 2025

Avant-hier, l’administration fiscale a dévoilé qu’elle donnait du temps pour se conformer à ce nouveau cadre. « Compte tenu de l’impossibilité matérielle pour les éditeurs d’un logiciel ou système de caisse non certifié d’en obtenir immédiatement la certification, il leur est accordé, par mesure de tempérament, un délai pour se mettre en conformité », indique-t-elle. Ce nouveau cadre s’étale selon le calendrier suivant :

► du 16 février 2025 au 31 août 2025, les assujettis utilisant un logiciel ou système de caisse non certifié pourront continuer à justifier de la conformité de ce dernier aux conditions fixées au 3° bis du I de l’article 286 du CGI par la production de l’attestation individuelle délivrée par l’éditeur ;

À compter du 1er septembre 2025 et jusqu’au 28 février 2026, tout logiciel ou système de caisse utilisé par un assujetti devra :

– soit bénéficier d’un certificat délivré par un organisme certificateur accrédité ;

– soit avoir fait l’objet d’une demande de certification de la part de son éditeur. À cet effet, l’éditeur d’un logiciel ou système de caisse non encore certifié doit pouvoir justifier d’un engagement ferme de mise en conformité auprès d’un organisme certificateur accrédité, au plus tard le 31 août 2025. Cet engagement s’entend de la conclusion d’un contrat avec le certificateur, de l’acceptation d’un devis établi par ce dernier ou d’une commande ferme.

À compter du 1er mars 2026, tout logiciel ou système de caisse soumis à l’obligation de certification prévue par l’article 286 du CGI devra bénéficier d’un certificat délivré par un organisme certificateur accrédité.

Précision pour les enregistrements comptables au brouillard

L’administration fiscale apporte également un éclairage concernant les logiciels multi-fonctions. Rappelons qu’un logiciel ou système de caisse est un système informatique doté d’une fonctionnalité de caisse, laquelle consiste à mémoriser et à enregistrer extra-comptablement des paiements reçus en contrepartie d’une vente de marchandises ou de prestations de services, c’est-à-dire que le paiement enregistré ne génère pas concomitamment, automatiquement et obligatoirement la passation d’une écriture comptable. L’administration précise que les logiciels multi-fonctions qui, d’une part, enregistrent un paiement et, d’autre part, génèrent un enregistrement comptable en mode «brouillard», en laissant à l’utilisateur la possibilité d’y apporter des modifications avant intégration définitive dans la comptabilité, sont soumis à certification.

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La loi de finances pour 2025 exige, à compter du 16 février 2025, que seul le certificat délivré par un organisme accrédité soit admis comme mode de preuve de la conformité du logiciel ou système de caisse. L’administration fiscale accepte que cette obligation soit repoussée au 1er septembre 2025 et, lorsque l’éditeur s’est engagé à rendre son logiciel conforme, au 1er mars 2026. Par ailleurs, elle apporte une précision concernant les logiciels multi-fonctions qui génèrent des écritures au brouillard.
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Illiade Expertise Comptable

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