Projet de loi simplification : reprise de l’examen à l’Assemblée nationale

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Après une interruption, l’Assemblée nationale reprend aujourd’hui l’examen du projet de loi de simplification de la vie économique. Le vote solennel par les députés est prévu le 6 mai.

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TVA sur les importations : La Cour des comptes européenne critique deux procédures douanières « simplifiées »

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L’institution européenne s’est penchée sur deux procédures applicables à la TVA à l’importation destinées à faciliter les échanges : la « mise en libre pratique », qui relève du régime douanier 42, et le « guichet unique pour les importations » . « La première [procédure] prévoit une exonération de la TVA sur les biens importés de pays tiers dans un État membre de l’UE, mais à destination d’un autre État membre, et la seconde, sur les ventes à distance dans le cadre d’un régime particulier applicable au commerce électronique », résume la Cour des comptes européenne. Cette dernière en conclut que « les mesures existantes ne permettent pas de prévenir ni de détecter efficacement la fraude à la TVA sur les importations dans le cadre de ces procédures, ni de maintenir un équilibre entre la facilitation des échanges et la protection des intérêts financiers de l’UE ».

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TVA sur les importations : La Cour des comptes européenne critique deux procédures douanières « simplifiées »

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L’institution européenne s’est penchée sur deux procédures applicables à la TVA à l’importation destinées à faciliter les échanges : la « mise en libre pratique », qui relève du régime douanier 42, et le « guichet unique pour les importations » . « La première [procédure] prévoit une exonération de la TVA sur les biens importés de pays tiers dans un État membre de l’UE, mais à destination d’un autre État membre, et la seconde, sur les ventes à distance dans le cadre d’un régime particulier applicable au commerce électronique », résume la Cour des comptes européenne. Cette dernière en conclut que « les mesures existantes ne permettent pas de prévenir ni de détecter efficacement la fraude à la TVA sur les importations dans le cadre de ces procédures, ni de maintenir un équilibre entre la facilitation des échanges et la protection des intérêts financiers de l’UE ».

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CPF : l’employeur peut conditionner l’attribution d’une dotation supplémentaire

CPF : l’employeur peut conditionner l’attribution d’une dotation supplémentaire

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Divers financeurs dont l’employeur, l’Opco ou France Travail peuvent alimenter en droits supplémentaires le compte personnel de formation (article L.6323-4 du code du travail).

Un décret du 14 avril 2025 simplifie et sécurise les modalités de versement de ces sommes. Les financeurs listés à l’article L.6323-4 du code du travail peuvent maintenant flécher l’usage de leurs dotations vers certaines formations éligibles et en obtenir le remboursement sous certaines conditions.

Un fléchage vers certaines actions éligibles

Lorsque les financeurs et notamment les employeurs alimentent en droits supplémentaires le CPF, ils doivent envoyer un certain nombre de renseignements à la Caisse des dépôts (article R.6323-42 du code du travail).

Les financeurs doivent, comme auparavant, communiquer des informations relatives à l’identification du bénéficiaire et au montant des droits supplémentaires attribués. Mais, ils doivent désormais, le cas échéant, transmettre des éléments relatifs à la mise en œuvre des conditions mentionnées à l’article R.6323-42-1 du code du travail.

Selon ce nouvel article, les financeurs peuvent, en effet, décider que l’utilisation des droits supplémentaires sera réservée à certaines des actions éligibles au CPF. Ils peuvent, dans ce cas, fixer un délai dont dispose le titulaire du compte pour les utiliser (article R.6323-42-1 du code du travail).

Lorsqu’ils fixent des conditions d’utilisation, les financeurs précisent si la part de leur dotation qui n’est pas consommée doit faire l’objet d’un remboursement. Dans cette hypothèse, « le remboursement n’est exigé qu’au terme d’un délai qui tient compte des modalités d’organisation des actions concernées ».

► Le ministère du travail a indiqué à la presse, le 16 avril, que le nouveau cadre posé par le décret permet de cofinancer « la préparation d’une certification prédéfinie à passer dans une durée maximale. La dotation peut financer autant la formation que la VAE (validation des acquis de l’expérience) que toutes les actions éligibles au CPF (bilan de compétences par exemple) ».

Un versement via la plateforme Mon Compte Formation

L’envoi des informations et de la dotation se fait par voie dématérialisée via l’espace des employeurs et des financeurs (EDEF) associés à Mon Compte Formation (https://www.financeurs.moncompteformation.gouv.fr/espace-public/).

La somme correspondant aux droits supplémentaires versée par le financeur à la Caisse des dépôts est inscrite, dès sa réception, sur le CPF du titulaire. La Caisse des dépôts en assure la gestion (article R.6323-42 du code du travail).

Le décret du 14 avril 2025 prévoit également que les conditions d’utilisation du service dématérialisé Mon Compte Formation précisent notamment les modalités techniques et opérationnelles de l’attribution, du versement et du remboursement des sommes correspondants aux droits supplémentaires versés.

Les conditions particulières d’utilisation, applicables aux titulaires d’un CPF, ont été mises à jour et une nouvelle version est applicable depuis le 10 avril. Il est désormais prévu que lorsque le titulaire du CPF se voit attribuer une dotation par un financeur, il est notifié par mail et sur l’application mobile du montant de la dotation et le cas échéant, de la certification concernée par la dotation (CP Titulaires, article 5).

Lorsque le titulaire mobilise sa dotation, le financeur reçoit par mail une notification qui contient les informations suivantes : nom et prénom du titulaire, raison sociale de l’organisme de formation, intitulé de la formation, dates de sessions, montant et coût de la formation.

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Sophie Picot-Raphanel
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L’employeur qui verse des droits supplémentaires sur le CPF d’un salarié peut désormais flécher sa dotation vers certaines actions éligibles et fixer un délai d’utilisation. Cette nouveauté, issue d’un décret du 14 avril 2025, a pour objectif de développer le co-financement du CPF.
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La financiarisation des cabinets d’audit préoccupe le superviseur Néerlandais

La financiarisation des cabinets d’audit préoccupe le superviseur Néerlandais

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Exigences de rentabilité trop fortes, investissements insuffisants, menaces sur l’indépendance et la confidentialité… Dans Icône PDFune étude publiée ce mois-ci, le superviseur de l’audit comptable en Hollande, the dutch authority for the financial markets (AFM), s’inquiète de la place grandissante du capital-investissement dans les cabinets d’audit comptable — depuis 2022, tous les cabinets d’audit qui opèrent aux Pays-Bas sont supervisés par l’AFM. Car selon elle, les risques surpassent, à terme, les opportunités. Un sujet d’autant plus sensible que cette forme de financiarisation se développe très rapidement. En 2023, 11 % des cabinets d’audit comptable qui exercent aux Pays-Bas (ce chiffrage n’intègre que ceux qui n’interviennent pas auprès d’entités d’intérêt public) avaient fait l’objet d’une participation du capital investissement dans leur structure. En 2025, ils sont déjà environ 30 %.

Des pressions liées aux incitations commerciales

Pour l’AFM, les effets de cette tendance se manifesteront principalement à long terme. Pour étayer son analyse, elle se base sur une étude de 3 100 audits légaux réalisés par des cabinets non EIP (c’est-à-dire qui ne réalisent pas d’audit des comptes d’entités d’intérêt public) qui collaborent tous avec une société de capital-investissement. L’étude, qui analyse l’évolution de l’usage de quatre indicateurs de qualité, montre schématiquement deux tendances à court terme. Elle laisse à penser que certains cabinets ont amélioré la qualité d’audit. L’autre tendance laisse à penser une détérioration.

Quoi qu’il en soit pour l’AFM, les effets se feront sentir principalement à long terme. Et pour ce superviseur, c’est à cet horizon que les risques surpasseraient les opportunités. Pour étayer son point de vue, il se fonde sur une revue de littérature que nous avons résumée dans le tableau ci-dessous. Le point central soulevé porte sur la pression (supplémentaire) que le capital-investissement pourrait faire peser sur les cabinets d’audit en raison d’incitations commerciales. Cela pourrait se manifester par exemple par des exigences de rentabilité trop fortes. Bref, le fragile équilibre entre intérêt commercial et intérêt public serait menacé entraînant ainsi un risque de détérioration de la qualité d’audit comptable.

 

Participation du capital-investissement dans les cabinets d’audit : les opportunités et les risques identifiés par l’AFM
Opportunités Risques

Des économies d’échelle générées par la consolidation de plusieurs cabinets d’audit

► En combinant plusieurs cabinets, le capital-investissement peut leur fournir des services partagés dans les domaines de l’informatique, des ressources humaines et des services financiers et faire bénéficier de l’effet réseau pour améliorer la connaissance et l’assistance. Ainsi, cela peut soulager la pression sur les auditeurs et améliorer leur implication directe dans les audits. De plus, cela peut aider à standardiser les processus et donc à améliorer la qualité d’audit.

Pression sur la croissance et la rentabilité

► Les sociétés de capital-investissement ont de fortes incitations commerciales afin de s’assurer de la bonne performance de leurs investissements. Cela conduit à augmenter la pression sur les dirigeants pour que le cabinet d’audit se développe plus rapidement et soit davantage profitable. La pression sur la profitabilité peut conduire par exemple à ce que les auditeurs interviennent dans davantage d’audits, à attribuer des tâches importantes à des collaborateurs relativement inexpérimentés, à réduire les coûts via une utilisation moindre ou moins coûteuse des mesures de contrôle qualité et/ou à une prise de risques susceptible de menacer la qualité d’audit.

Une expertise et une capacité d’investissement

► Le capital-investissement peut fournir une expertise et une capacité d’investissement. Cela peut aider les cabinets à optimiser leurs opérations, bénéficier d’innovations, ces innovations pouvant indirectement améliorer l’attractivité des cabinets.

Des investissements insuffisants pour améliorer la qualité d’audit

 ► Les incitations commerciales peuvent être plus fortes car les sociétés de capital-investissement ne se focalisent pas sur le long terme (beaucoup de ces sociétés prévoient de quitter le cabinet d’audit 5 ou 7 ans après y être entré). Ainsi, ces sociétés peuvent avoir un intérêt financier limité pour apporter des améliorations structurelles dans la  qualité d’audit.

Une meilleure position concurrentielle

► Une meilleure position concurrentielle peut aider les cabinets à recruter des collaborateurs et des clients, à réduire les prix de l’audit et/ou à améliorer la qualité de l’audit légal. Une étude récente montre que les cabinets d’audit embauchent davantage après l’arrivée d’une société de capital-investissement mais que ces nouveaux collaborateurs ne réalisent pas d’audit légal. Les nouveaux venus fournissent principalement des services non liés à l’audit, tels que des services fiscaux et autres services de conseil.

Une incertitude sur la date de sortie de l’investisseur

► Le fait que de nombreuses sociétés de capital-investissement quittent le cabinet d’audit après 5-7 ans crée une incertitude sur qui lui succédera au capital du cabinet d’audit et sur les conséquences au plan de la qualité d’audit.

Une solution au problème de succession des associés

► Le problème de succession se manifeste lorsqu’il est difficile pour un associé sénior de partir du cabinet dans des conditions financières intéressantes. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer telles qu’une population d’auditeurs vieillissante, de jeunes professionnels moins enclins à devenir associés et des obstacles empêchant les nouveaux associés d’obtenir un financement pour l’acquisition des parts des partenaires existants. La société de capital-investissement peut apporter une solution en entrant au capital.

 

Une stratégie d’endettement ratée

► Les sociétés de capital-investissement peuvent choisir de créer un effet de levier en attirant de la dette. L’effet de levier fonctionne correctement si le coût de la dette est inférieur au rendement de l’actif total. Cependant, l’effet de levier fonctionne également dans l’autre sens : si la performance est décevante et que le coût de la dette s’avère supérieur au rendement de l’actif total, le rendement des capitaux propres diminue relativement plus rapidement. Cela peut peser sur la rentabilité, ce qui peut entraîner une prise de risque supplémentaire susceptible d’affecter négativement la qualité de l’audit.
 

 

Des menaces sur l’indépendance et la confidentialité

► Les cabinets d’audit peuvent réaliser des audits dans des entités dans lesquelles la société de capital-investissement co-propriétaire du cabinet a investi, ce qui fragilise l’indépendance de l’auditeur. De plus, les incitations commerciales peuvent conduire le cabinet à réaliser davantage de services non audit. Et la société de capital-investissement peut faire pression sur le cabinet pour obtenir des informations confidentielles sur des sociétés dans lesquelles elle serait intéressée d’investir.

Source : dutch authority for the financial markets (AFM) / Actuel expert-comptable

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Aux Pays-Bas, la présence du capital-investissement dans les cabinets d’audit touche environ 30 % de ceux qui n’interviennent pas auprès d’entités d’intérêt public. Le superviseur national estime que cette situation engendrera à terme des risques supérieurs aux opportunités en matière de qualité d’audit.
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