Le nombre de déclarations de soupçon faites par les experts-comptables est quasi-stable

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A la une (brève)

En 2024, les experts-comptables ont adressé à Tracfin 720 déclarations de soupçon contre 713 l’année précédente, dévoile un Icône PDFrapport de ce service de renseignement financier. De leur côté, les commissaires aux comptes ont envoyé 141 déclarations en 2024 contre 127 en 2023.

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En 2024, les experts-comptables ont adressé à Tracfin 720 déclarations de soupçon contre 713 l’année précédente, dévoile un Icône PDFrapport de ce service de renseignement financier. De leur côté, les commissaires aux comptes ont envoyé 141 déclarations en 2024 contre 127 en 2023.

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Le ministère du travail publie un référentiel de formation pour prévenir les discriminations dans l’emploi

Le ministère du travail publie un référentiel de formation pour prévenir les discriminations dans l’emploi

A la une

Partant du constat que, malgré les avancées législatives en la matière, l’emploi reste le secteur de la vie sociale dans lequel fleurissent la majeure partie des discriminations, le Ministère du travail a publié le 22 mai 2025, son «Référentiel de formation pour prévenir les discriminations dans l’emploi». Il s’agit un guide contenant des recommandations ainsi que les bonnes pratiques à adopter concernant la formation des responsables du recrutement et des ressources humaines de façon générale, à la prévention et la lutte contre les discriminations. Divers acteurs ont été associés pour créer ce référentiel : partenaires sociaux, organismes institutionnels spécialisés sur la question tels que la DICRAH ou le Défenseur des droits, ainsi que des organismes voués à dispenser ce type de formation. Il vise ainsi à renforcer et apporter des précisions sur le contenu de l’obligation de formation des personnels de recrutement mise à la charge des entreprises d’au moins 300 salariés créée à l’article L 1131-2 par la loi du 27 janvier 2017.

Les objectifs de la formation

Le ministère du travail précise que les objectifs de ce référentiel de formation sont :

– de rappeler aux participants le cadre juridique et les sanctions encourues, les différents outils à disposition et de proposer d’éveiller les participants aux enjeux stratégiques de la non-discrimination au recrutement ;
– de décrypter le coût des discriminations pour l’entreprise et rappeler les risques : judiciaires, réputationnels, humains et économiques ;
– de permettre aux entreprises d’identifier en amont les situations potentiellement discriminatoires et d’engager des actions correctives ;
– de mettre en place des processus de recrutement non-discriminatoires, réinterroger les pratiques de recrutement ;
– d’interroger les pratiques au-delà de l’embauche, en cours de carrière.

Il rappelle également que la formation dispensée devra permettre aux responsables chargés du recrutement d’identifier les situations potentiellement discriminatoires dans les processus d’embauche, de présenter les outils phares permettant de limiter les risques, tout en considérant ces éléments dans le contexte propre à chaque entreprise.

Les acteurs concernés

Selon le Ministère du travail, les acteurs concernés par ce référentiel sont en premier lieu :

– les employeurs d’entreprises d’au moins 300 salariés qui sont soumis à l’obligation de formation des personnes en charge du processus de recrutement
– les entreprises sans condition d’effectif qui veulent s’engager dans une démarche de prévention et de correction des discriminations.

Sont concernés en particulier : les dirigeants, le personnel des RH, les managers, les consultants, les psychologues, les communicants et les programmeurs selon les méthodes de recrutement utilisées.

Sont également concernés les membres des instances représentatives du personnel et les délégués syndicaux, ainsi que les organismes de formation qui délivreront cette formation. Un socle de connaissances en ressources humaines et en droit du travail est indispensable pour délivrer cette formation, ainsi qu’un solide bagage en matière de lutte contre les discriminations dans l’emploi.

Le contenu pédagogique de la formation

La formation dispensée devra notamment permettre aux stagiaires de :

– comprendre les notions de préjugé, de stéréotype, et sensibiliser aux enjeux éthiques et stratégiques de la non-discrimination au travail, dans l’accès à l’emploi et au cours de la carrière du salarié ;
– poser le cadre juridique et conceptuel de la discrimination ;
– séquencer le champ du recrutement ;
– transmettre des outils visant à prévenir les discriminations et éclairer sur les personnes ressources ;
– prendre conscience de l’existence de biais cognitifs et comprendre la nécessité d’objectiver les processus et critères de recrutement.

Elle devra inciter les stagiaires à observer des bonnes pratiques et recommandations, telles que :

– dans la phase de rédaction de la fiche de poste, définir des critères de sélection objectifs et non discriminatoires, par exemple en ne précisant pas un profil type, mais plutôt une définition des compétences nécessaires ;
– s’assurer qu’aucun des 26 critères de discrimination prohibés par la loi ne figure dans la fiche de poste ;
– s’assurer d’appliquer les mêmes critères à l’ensemble des candidates et candidats tout au long du recrutement ;
– viser une diffusion large de la fiche de poste ;
– éviter toute mesure spécifique destinée à conférer un traitement préférentiel à certains groupes d’individus (défavorisés ou non) ;
– savoir mener un entretien en évitant de poser des questions discriminatoires ;
– veiller à ce que les conditions d’embauche ne soient pas déterminées en fonction de motifs discriminatoires liés à la personne choisie.

La formation dispensée doit également inciter les apprenants à s’emparer des outils et dispositifs existants pour lutter contre les discriminations, et leur enseigner leur bonne utilisation : par exemple, les audits internes, les pratiques d’auto-testing, les baromètres sociaux …

Les méthodes de mise en oeuvre pratique des formations

La méthode pédagogique employée par le formateur devra articuler un cadrage théorique avec des mises en pratique, en soumettant aux stagaires des études de cas crédibles et contextualisées. Il sera nécessaire d’illustrer les situations à risque de discriminations au moment du recrutement et au cours de la carrière du salarié, et de présenter aux apprenants des modes opératoires et des outils opérationnels permettant de prévenir les discriminations et de promouvoir la diversité des talents.

Le Ministère édicte également quelques recommandations en ce qui concerne la mise en œuvre pratique de la formation. Il est ainsi indispensable de s’assurer du soutien de la direction de l’entreprise pour s’assurer qu’aucune contrainte ne fasse obstacle à son déploiement.

La formation pourra être dispensée selon le choix du formateur et selon le niveau et les problématiques spécifiques rencontrées par les publics visés :

– en présentiel ;
– en distanciel, le Ministère précisant que le e-learning ne saurait suffire, et doit être couplé avec une session impliquant un échange avec un formateur en présentiel, et en s’assurant qu’un des modules a minima sera effectué en présentiel.

Le Ministère recommande une durée de 7 heures, découpée en plusieurs modules étalés sur plusieurs sessions afin de permettre aux stagiaires de réfléchir aux connaissances acquises, de les mettre en application, et de faire part de leur retour d’expérience lors des séances suivantes.

L’évaluation de la formation

Une évaluation des stagiaires devra être mise en place afin de s’assurer que les connaissances ont été acquises. Celle-ci devra être cadrée, valider les connaissances et compétences et ne pas se contenter d’un simple questionnaire de satisfaction.

Il n’est pas obligatoire pour le formateur d’obtenir le titre de formation certifiante. Cependant, il faut garder à l’esprit que le fait de passer une formation certifiante permet au salarié de mobiliser son CPF, et de financer ainsi une partie de la formation.

Des ressources mises à disposition du public

Le référentiel du ministère propose une vaste bibliographie, contenant divers outils pour agir contre les discriminations dans l’emploi, généraux et thématiques. Sont également mises à la disposition du public, toutes les définitions et notions indispensables à la bonne compréhension du sujet. Des situations de discriminations sont également fournies en exemple.

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Dans un document intitulé «Référentiel de formation pour prévenir les discriminations dans l’emploi», le Ministère du travail édicte ses recommandations de bonnes pratiques pour mieux former les responsables du recrutement dans les entreprises en matière de prévention et de lutte contre les discriminations au travail.
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Partant du constat que, malgré les avancées législatives en la matière, l’emploi reste le secteur de la vie sociale dans lequel fleurissent la majeure partie des discriminations, le Ministère du travail a publié le 22 mai 2025, son «Référentiel de formation pour prévenir les discriminations dans l’emploi». Il s’agit un guide contenant des recommandations ainsi que les bonnes pratiques à adopter concernant la formation des responsables du recrutement et des ressources humaines de façon générale, à la prévention et la lutte contre les discriminations. Divers acteurs ont été associés pour créer ce référentiel : partenaires sociaux, organismes institutionnels spécialisés sur la question tels que la DICRAH ou le Défenseur des droits, ainsi que des organismes voués à dispenser ce type de formation. Il vise ainsi à renforcer et apporter des précisions sur le contenu de l’obligation de formation des personnels de recrutement mise à la charge des entreprises d’au moins 300 salariés créée à l’article L 1131-2 par la loi du 27 janvier 2017.

Les objectifs de la formation

Le ministère du travail précise que les objectifs de ce référentiel de formation sont :

– de rappeler aux participants le cadre juridique et les sanctions encourues, les différents outils à disposition et de proposer d’éveiller les participants aux enjeux stratégiques de la non-discrimination au recrutement ;
– de décrypter le coût des discriminations pour l’entreprise et rappeler les risques : judiciaires, réputationnels, humains et économiques ;
– de permettre aux entreprises d’identifier en amont les situations potentiellement discriminatoires et d’engager des actions correctives ;
– de mettre en place des processus de recrutement non-discriminatoires, réinterroger les pratiques de recrutement ;
– d’interroger les pratiques au-delà de l’embauche, en cours de carrière.

Il rappelle également que la formation dispensée devra permettre aux responsables chargés du recrutement d’identifier les situations potentiellement discriminatoires dans les processus d’embauche, de présenter les outils phares permettant de limiter les risques, tout en considérant ces éléments dans le contexte propre à chaque entreprise.

Les acteurs concernés

Selon le Ministère du travail, les acteurs concernés par ce référentiel sont en premier lieu :

– les employeurs d’entreprises d’au moins 300 salariés qui sont soumis à l’obligation de formation des personnes en charge du processus de recrutement
– les entreprises sans condition d’effectif qui veulent s’engager dans une démarche de prévention et de correction des discriminations.

Sont concernés en particulier : les dirigeants, le personnel des RH, les managers, les consultants, les psychologues, les communicants et les programmeurs selon les méthodes de recrutement utilisées.

Sont également concernés les membres des instances représentatives du personnel et les délégués syndicaux, ainsi que les organismes de formation qui délivreront cette formation. Un socle de connaissances en ressources humaines et en droit du travail est indispensable pour délivrer cette formation, ainsi qu’un solide bagage en matière de lutte contre les discriminations dans l’emploi.

Le contenu pédagogique de la formation

La formation dispensée devra notamment permettre aux stagiaires de :

– comprendre les notions de préjugé, de stéréotype, et sensibiliser aux enjeux éthiques et stratégiques de la non-discrimination au travail, dans l’accès à l’emploi et au cours de la carrière du salarié ;
– poser le cadre juridique et conceptuel de la discrimination ;
– séquencer le champ du recrutement ;
– transmettre des outils visant à prévenir les discriminations et éclairer sur les personnes ressources ;
– prendre conscience de l’existence de biais cognitifs et comprendre la nécessité d’objectiver les processus et critères de recrutement.

Elle devra inciter les stagiaires à observer des bonnes pratiques et recommandations, telles que :

– dans la phase de rédaction de la fiche de poste, définir des critères de sélection objectifs et non discriminatoires, par exemple en ne précisant pas un profil type, mais plutôt une définition des compétences nécessaires ;
– s’assurer qu’aucun des 26 critères de discrimination prohibés par la loi ne figure dans la fiche de poste ;
– s’assurer d’appliquer les mêmes critères à l’ensemble des candidates et candidats tout au long du recrutement ;
– viser une diffusion large de la fiche de poste ;
– éviter toute mesure spécifique destinée à conférer un traitement préférentiel à certains groupes d’individus (défavorisés ou non) ;
– savoir mener un entretien en évitant de poser des questions discriminatoires ;
– veiller à ce que les conditions d’embauche ne soient pas déterminées en fonction de motifs discriminatoires liés à la personne choisie.

La formation dispensée doit également inciter les apprenants à s’emparer des outils et dispositifs existants pour lutter contre les discriminations, et leur enseigner leur bonne utilisation : par exemple, les audits internes, les pratiques d’auto-testing, les baromètres sociaux …

Les méthodes de mise en oeuvre pratique des formations

La méthode pédagogique employée par le formateur devra articuler un cadrage théorique avec des mises en pratique, en soumettant aux stagaires des études de cas crédibles et contextualisées. Il sera nécessaire d’illustrer les situations à risque de discriminations au moment du recrutement et au cours de la carrière du salarié, et de présenter aux apprenants des modes opératoires et des outils opérationnels permettant de prévenir les discriminations et de promouvoir la diversité des talents.

Le Ministère édicte également quelques recommandations en ce qui concerne la mise en œuvre pratique de la formation. Il est ainsi indispensable de s’assurer du soutien de la direction de l’entreprise pour s’assurer qu’aucune contrainte ne fasse obstacle à son déploiement.

La formation pourra être dispensée selon le choix du formateur et selon le niveau et les problématiques spécifiques rencontrées par les publics visés :

– en présentiel ;
– en distanciel, le Ministère précisant que le e-learning ne saurait suffire, et doit être couplé avec une session impliquant un échange avec un formateur en présentiel, et en s’assurant qu’un des modules a minima sera effectué en présentiel.

Le Ministère recommande une durée de 7 heures, découpée en plusieurs modules étalés sur plusieurs sessions afin de permettre aux stagiaires de réfléchir aux connaissances acquises, de les mettre en application, et de faire part de leur retour d’expérience lors des séances suivantes.

L’évaluation de la formation

Une évaluation des stagiaires devra être mise en place afin de s’assurer que les connaissances ont été acquises. Celle-ci devra être cadrée, valider les connaissances et compétences et ne pas se contenter d’un simple questionnaire de satisfaction.

Il n’est pas obligatoire pour le formateur d’obtenir le titre de formation certifiante. Cependant, il faut garder à l’esprit que le fait de passer une formation certifiante permet au salarié de mobiliser son CPF, et de financer ainsi une partie de la formation.

Des ressources mises à disposition du public

Le référentiel du ministère propose une vaste bibliographie, contenant divers outils pour agir contre les discriminations dans l’emploi, généraux et thématiques. Sont également mises à la disposition du public, toutes les définitions et notions indispensables à la bonne compréhension du sujet. Des situations de discriminations sont également fournies en exemple.

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IA générative en cabinet d’expertise comptable : quels sont les risques ?

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Depuis le développement de Chat-GPT (OpenAI) et de ses concurrents (Copilot de Microsoft ou le Chat MistralAI par exemple), l’IA générative (IAG) dédiée au grand public se glisse dans vos smartphones et ordinateurs et dans ceux de vos collaborateurs. De quoi s’agit-il ? « L’IA générative est un sous-ensemble de l’intelligence artificielle, axé sur la création de modèles qui sont entraînés à générer du contenu (texte, images, vidéos, etc.) à partir d’un corpus spécifique de données d’entraînement », selon le guide Anssi (agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) Recommandations de sécurité pour un système d’IA générative, publié en 2024. Assistant personnel, automatisation de la création de contenu, réponse à des demandes de clients et personnalisation des communications … Les usages liés à l’IAG permettent de gagner du temps mais créent de nouveaux risques. Globalement, l’Anssi craint que l’IA générative rende possible des attaques à grande échelle et à moindre coût !

• Fuite de données : « Un sujet très important », selon Dominique Périer, chargé des grands projets de la mandature du Cnoec et vice-président de la Commission numérique. Les échanges avec les IA génératives publiques peuvent enfreindre les règles de conformité et de confidentialité de la profession d’expert-comptable.

Ces interactions peuvent porter atteinte au respect du règlement général sur la protection des données (RGPD). « Une IA générative comme Chat-GPT peut s’avérer dangereuse pour les données personnelles. Il faut donc absolument éviter de saisir des noms de clients dans les requêtes », martèle Céline Fernandes, expert-comptable stagiaire, qui rédige son mémoire sur la mise en place de l’IA générative dans les cabinets d’expertise comptable. L’anonymisation des données est la règle.

La fuite de données peut également aboutir à la violation du secret professionnel des experts-comptables. « L’injection de données dans une IA générative alimente le système dans son ensemble. Dans le cas d’un cabinet d’expertise comptable, le risque de violation du secret professionnel représente un enjeu considérable. Concrètement, il faut donc enlever des prompts toutes les mentions relevant du secret professionnel », glisse François Millo, président du think-tank La Centrale 45-2, créé par Cegid.

• Réponses fausses ou erronées : « Un outil basé sur l’IA générative est susceptible de donner des réponses obtenues par hallucinations. Il faut donc vérifier les réponses avant de les valider », indique Céline Fernandes. François Millo encourage les experts-comptables et leurs collaborateurs à faire preuve de discernement et à exercer leur esprit critique : « la profession comptable a un avantage énorme, c’est sa règlementation et notamment l’article 12 de l’ordonnance de 1945 qui indique que les experts-comptables assument la responsabilité de leurs travaux et activités ». Le recours à l’IA générative ne les en dispense pas.

• Deepfake & cyber attaque : « Les cabinets d’expertise comptable peuvent être victimes de fausses vidéos (fraude au président) ou d’images de faux virements ! Attention, il devient de plus en plus difficile de distinguer les vrais documents des faux, c’est pourquoi il est nécessaire de mettre en place des process de double, voire triple vérification, par différents canaux », explique Sanaa Moussaïd, expert-comptable et Cac, dirigeante de World of Numeric & Crypto Accounting. Au-delà des deepfake (vidéo ou enregistrement audio réaliste qui stimule l’apparence ou la voix d’une personne réelle), les systèmes d’IA génératives présentent des vulnérabilités comme tout autre système d’information et peuvent faire l’objet d’attaques spécifiques. Ils fournissent de nouvelles opportunités aux cyberattaquants, en termes d’automatisation des attaques, de personnalisation et de mutation de la menace, selon l’Anssi.

• Problèmes managériaux : le «shadow IA» ou l’utilisation de solutions d’IAG grand public sans l’approbation ou la supervision des services informatiques et des directions peut semer le trouble au sein des organisations. « La mise à disposition d’outils très puissants entre les mains de collaborateurs qui n’ont pas les compétences suffisantes et nécessaires à leurs usages interpellent, c’est pourquoi nous devons les former, au prompt – car pour obtenir une réponse de qualité, la question doit être bien posée – et les sensibiliser également à l’évaluation des réponses », commente Dominique Périer.  L’Anssi pointe un risque de dépendance excessive à l’automatisation. François Millo évoque « un risque de perte de connaissances, consécutive à une certaine paresse intellectuelle ». Le recours «dissimulé» à Chat-GPT pourrait créer un décalage entre les dirigeants et leurs équipes. La pratique questionne…

 

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Signature: 
Véronique Méot
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L’utilisation de l’IA générative «grand public» dans le cabinet d’expertise comptable doit s’accompagner d’un contrôle car elle comporte des risques et interroge les pratiques. Zoom sur 4 points de vigilance (non exhaustifs).
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Illiade Expertise Comptable

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