Les députés adoptent la proposition de loi d’un impôt minimum sur les grosses fortunes

A la une (brève)

Jeudi dernier, l’Assemblée nationale a adopté en 1ère lecture une proposition de loi dont le principe consiste à créer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des personnes physiques dont le patrimoine est supérieur à 100 millions d’euros. Cet impôt serait égal à la différence entre :

– le montant résultant de l’application d’un taux de 2 % à la valeur nette taxable du patrimoine du redevable ;
– et le montant résultant de la somme des montants acquittés, pour l’année en cours, par le redevable au titre de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur la fortune immobilière, de la contribution prévue à l’article L. 136-1 du code de la sécurité sociale, des contributions au remboursement de la dette sociale prévues au chapitre II de l’ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale et de la contribution prévue à l’article 223 sexies du présent code.

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Le barème 2025 de la taxe sur les salaires est fixé

Le barème 2025 de la taxe sur les salaires est fixé

A la une (brève)

Le barème de la taxe sur les salaires est relevé chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu (IR) de l’année précédente. Les montants obtenus sont arrondis, s’il y a lieu, à l’euro supérieur (CGI art. 231, 2 bis). Pour 2025, le barème de la taxe sur les salaires est donc revalorisé dans la même proportion que la limite supérieure du barème de l’IR 2024, telle que prévue par l’article 2 de la loi de finances pour 2025.

A noter : Le nouveau barème de la taxe sur les salaires s’applique donc dès le 1er janvier 2025. Les entreprises déclarant et acquittant la taxe mensuellement qui n’ont pas été en mesure d’en tenir compte pour l’acompte de janvier à régler le 17 février 2025 devront probablement régulariser leur situation lors du prochain versement, à moins que l’administration ne publie d’ici là des précisions contraires.

Selon la notice de la taxe sur les salaires 2025 le barème annuel et mensuel pour 2025 est le suivant (le barème trimestriel ayant été calculé par nos soins) :

Taux de la taxe Tranches de la rémunération en 2025 (en €)
Annuelle Trimestrielle Mensuelle
4,25 % de 0 à 9 147,00 de 0 à 2 287,00 de 0 à 762,00
8,50 % de plus de 9 147, 00 à 18 259,00 de plus de 2 287,00 à 4 565,00 de plus de 762,00 à 1 522,00
13,60 % au-delà de 18 259,00 au-delà de 4 565,00 au-delà de 1 522,00

 

Les montants de la franchise (1 200 €) et de la limite servant au calcul de la décote (2 040 €) ne sont pas modifiés. Pour les rémunérations versées en 2025, le montant de l’abattement des organismes sans but lucratif est, selon la notice de la taxe sur les salaires, fixé à 24 041 €.

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Le barème 2025 de la taxe sur les salaires est fixé

Le barème 2025 de la taxe sur les salaires est fixé

A la une (brève)

Le barème de la taxe sur les salaires est relevé chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu (IR) de l’année précédente. Les montants obtenus sont arrondis, s’il y a lieu, à l’euro supérieur (CGI art. 231, 2 bis). Pour 2025, le barème de la taxe sur les salaires est donc revalorisé dans la même proportion que la limite supérieure du barème de l’IR 2024, telle que prévue par l’article 2 de la loi de finances pour 2025.

A noter : Le nouveau barème de la taxe sur les salaires s’applique donc dès le 1er janvier 2025. Les entreprises déclarant et acquittant la taxe mensuellement qui n’ont pas été en mesure d’en tenir compte pour l’acompte de janvier à régler le 17 février 2025 devront probablement régulariser leur situation lors du prochain versement, à moins que l’administration ne publie d’ici là des précisions contraires.

Selon la notice de la taxe sur les salaires 2025 le barème annuel et mensuel pour 2025 est le suivant (le barème trimestriel ayant été calculé par nos soins) :

Taux de la taxe Tranches de la rémunération en 2025 (en €)
Annuelle Trimestrielle Mensuelle
4,25 % de 0 à 9 147,00 de 0 à 2 287,00 de 0 à 762,00
8,50 % de plus de 9 147, 00 à 18 259,00 de plus de 2 287,00 à 4 565,00 de plus de 762,00 à 1 522,00
13,60 % au-delà de 18 259,00 au-delà de 4 565,00 au-delà de 1 522,00

 

Les montants de la franchise (1 200 €) et de la limite servant au calcul de la décote (2 040 €) ne sont pas modifiés. Pour les rémunérations versées en 2025, le montant de l’abattement des organismes sans but lucratif est, selon la notice de la taxe sur les salaires, fixé à 24 041 €.

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[Loi de finances 2025] Une attestation de l’éditeur ne permet plus de justifier de la conformité d’un logiciel de caisse

[Loi de finances 2025] Une attestation de l’éditeur ne permet plus de justifier de la conformité d’un logiciel de caisse

A la une

Les assujettis à la TVA qui effectuent des opérations (livraisons de biens et prestations de services) non soumises à l’obligation de facturation (clients non professionnels) et qui enregistrent ces opérations au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse ont l’obligation d’utiliser un logiciel ou un système sécurisé satisfaisant à des conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données en vue du contrôle de l’administration fiscale — certains assujettis ne sont toutefois pas concernés, par exemple ceux bénéficiant de la franchise en base de TVA.

A noter : on rappelle que les assujettis n’ont pas l’obligation en tant que telle de s’équiper d’un logiciel ou système de caisse. Ainsi, un assujetti qui suit ses encaissements uniquement à l’aide d’un facturier ou d’un journal de caisse papier ou bien d’un logiciel de bureautique (tableur, traitement de texte, etc.) utilisé seulement pour rédiger des factures sans mémoriser les données n’est pas soumis à l’obligation d’avoir recours à un logiciel ou un système de caisse sécurisé.

Jusqu’à présent, une entreprise pouvait effectuer ses opérations comptables sur le logiciel de son choix, à condition que ce dernier ait fait l’objet d’une certification délivrée par un organisme accrédité dans les conditions prévues à l’article L 433-4 du code de la consommation ou que l’éditeur du logiciel lui-même lui fournisse une attestation individuelle justifiant du respect des quatre conditions visées ci-dessus.

En pratique, ce document (le certificat, sa copie ou l’attestation individuelle) est remis par l’éditeur à l’assujetti soumis à l’obligation prévue à l’article 286, 1-3° bis du CGI lors de l’achat ou du téléchargement du logiciel ou système de caisse.

Certificat délivré par un organisme accrédité

L’article 43 de la loi de finances pour 2025 supprime la possibilité pour les éditeurs de logiciel d’autocertifier via une attestation individuelle que le logiciel ou le système de caisse qu’ils éditent respectent les conditions requises. Pour justifier que le logiciel ou le système de caisse qu’ils utilisent pour enregistrer les règlements de leurs clients satisfont aux conditions posées par l’article 286, 1-3° bis du CGI, les assujettis doivent désormais obligatoirement produire un certificat délivré par un organisme accrédité dans les conditions prévues à l’article L 433-4 du code de la consommation.

Aux termes de l’article L 433-4 précité peuvent seuls procéder à la certification de produits ou de services les organismes qui bénéficient d’une accréditation délivrée par l’instance nationale d’accréditation ou l’instance nationale d’accréditation d’un autre Etat membre de l’union européenne, membre de la coopération européenne pour l’accréditation et ayant signé les accords de reconnaissance mutuelle multilatéraux couvrant la certification considérée.

En pratique, les logiciels de caisse doivent désormais disposer de l’une des certifications suivantes :

– le certificat délivré par Infocert basé sur la norme de l’association française de normalisation (Afnor) NF 525 ;

– le certificat délivré par le laboratoire de métrologie et d’essais (LNE) basé sur le référentiel des systèmes de caisse.

A noter : le défaut de production de ce certificat est sanctionné par une amende de 7 500 €. Lorsque l’administration fiscale constate ce manquement, l’assujetti dispose d’un délai de 30 jours pour formuler ses observations et, le cas échéant, fournir le certificat. Si les justificatifs demandés sont apportés dans ce délai, l’amende n’est pas appliquée. Dans le cas contraire, l’amende est appliquée et l’assujetti dispose alors d’un délai de 60 jours pour se mettre en conformité. Passé ce délai, l’administration fiscale peut à nouveau demander à l’assujetti de produire les justificatifs. Dans l’hypothèse où l’assujetti ne se serait pas mis en conformité, il est passible à nouveau de l’amende.

Application à partir du 16 février 2025

En l’absence de précisions particulières, les dispositions de l’article 43 s’appliquent à compter du 16 février 2025, lendemain de la publication de la présente loi.

A noter : la question se pose de savoir si les assujettis disposant de logiciels ou de systèmes de caisse pour lesquels ils détiennent une autocertification de la part de leur éditeur disposeront en pratique d’un délai afin de se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions, c’est-à-dire afin que leur éditeur puisse demander et obtenir la certification par l’un des organismes accrédités.

 

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La rédaction fiscal-comptable
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Nous publions une série d’articles consacrée à la loi de finances pour 2025. Premier volet : la fin de l’auto-attestation des logiciels de caisse.
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Frais de carburant pour 2024 : les barèmes fiscaux en baisse sauf pour le GPL

Frais de carburant pour 2024 : les barèmes fiscaux en baisse sauf pour le GPL

A la une

Pour leurs déplacements professionnels, les entrepreneurs individuels, les associés de sociétés de personnes et les salariés peuvent, sous conditions, déduire forfaitairement leurs frais de carburant en fonction d’un barème au kilomètre. L’administration fiscale vient de publier les grilles pour l’année 2024 (voir les tableaux ci-dessous).

 

Véhicules de tourisme

 

Puissance fiscale des véhicules de tourisme Barème 2023 Barème 2024
Gazole Super sans plomb GPL Gazole Super sans plomb GPL
3 à 4 CV 0,099 € 0,123 € 0,073 € 0,094 € 0,119 € 0,074 €
5 à 7 CV 0,122 € 0,152 € 0,090 € 0,116 € 0,147 € 0,091 €
8 et 9 CV 0,145 € 0,181 € 0,107 € 0,137 € 0,174 € 0,108 €
10 et 11 CV 0,164 € 0,203 € 0,121 € 0,155 € 0,197 € 0,122 €
12 CV et plus 0,182 € 0,226 € 0,135 € 0,172 € 0,219 € 0,136 €

 

Vélomoteurs, scooters et motocyclettes
  Barème 2023 Barème 2024
Puissance fiscale des véhicules deux-roues motorisés Frais de carburant au kilomètre Frais de carburant au kilomètre
Inférieure à 50 CC 0,040 € 0,038 €
De 50 CC à 125 CC 0,081 € 0,078 €
3, 4 et 5 CV 0,102 € 0,099 €
Au-delà de 5 CV 0,142 € 0,137 €

 

S’agissant des entreprises individuelles en BIC, cette mesure est offerte à celles soumises de plein droit ou sur option au régime simplifié d’imposition et ayant opté pour la comptabilité super-simplifiée. Cette mesure de simplification vise essentiellement les frais de carburant afférents aux véhicules affectés à un usage mixte (personnel et professionnel) pour lesquels il n’existe pas toujours de justificatif (voir le Bofip). Ainsi, sont exclus du bénéfice de cette mesure les frais de carburant qui concernent :

– d’une part les véhicules uniquement affectés à un usage professionnel tels que les camions, tracteurs, véhicules utilitaires, etc. ;

– d’autre part les véhicules utilisés par les entreprises qui ont pour objet même le transport de personnes ou de marchandises (taxis, transporteurs, etc.).

BNC : barème forfaitaire ouvert aux véhicules loués ou en crédit-bail

Cette mesure s’applique aussi aux entrepreneurs en BNC à certaines conditions (voir le Bofip). Pour eux, les frais forfaitaires de carburant doivent être afférents aux seuls véhicules faisant l’objet d’un contrat de location ordinaire, de leasing ou de crédit-bail.

Associés de sociétés de personnes

Les associés de sociétés de personnes relevant des dispositions de l’article 151 nonies du CGI qui exercent leur activité professionnelle au sein de la société peuvent également avoir recours au barème kilométrique forfaitaire pour le calcul des frais de carburant exposés pour se rendre de leur domicile à leur lieu de travail au moyen de leur véhicule personnel et non déduits du résultat imposable de l’entreprise (voir le Bofip).

Salariés

Ce barème forfaitaire peut être utilisé aussi par les salariés pour l’évaluation des frais de carburant des véhicules qu’ils utilisent à titre professionnel, qu’ils en soient ou non propriétaires (voir le Bofip). Le barème ne peut concerner que des véhicules susceptibles d’un usage mixte, c’est-à-dire personnel et professionnel.

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Les barèmes d’évaluation forfaitaire des frais de carburant applicables pour 2024 aux entrepreneurs individuels et aux salariés viennent d’être publiés. Les montants diminuent à l’exception de ceux concernant les véhicules de tourisme au GPL.
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Illiade Expertise Comptable

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