C’est un record selon l’Insee. En 2024, 1 111 200 entreprises ont été créées. Soit une progression de 5,7 % mais qui doit être accueillie avec prudence en raison des dysfonctionnements rencontrés en 2023 par le guichet soi-disant unique des formalités juridiques des entreprises.
En termes de statut, ou de régime juridique selon le cas, cette performance tient aux micro-entreprises (le nombre de créations augmente de 7,3 %) et aux sociétés (le nombre de créations augmente de 5,4 %). En revanche, la natalité des entreprises individuelles au régime réel continue de diminuer. Elle baisse de 3,2 % après – 6,2 % en 2023 et – 7,7 % en 2022. On peut d’ailleurs s’interroger sur la pertinence de la réforme du statut de l’entreprise individuelle sur les entreprises individuelles au régime réel qui est entrée en vigueur en mai 2022. Cette réforme ne semble pas parvenir à enrayer — suffisamment — la chute de la natalité de ces entreprises.
La quasi-totalité des grands secteurs d’activité — c’est-à-dire au niveau d’agrégation A21 de la NAF rév. 2 (sauf pour l’industrie qui est en A10) — voient leur natalité progresser quand on cumule les différents statuts/régimes d’entreprise. Seuls deux domaines sont en baisse : les activités immobilières et les activités spécialisées, scientifiques et techniques.
Autre enseignement, la baisse de la proportion d’entreprises qui embauchent à la naissance. « En 2024, 3 % des nouvelles entreprises classiques, sous forme sociétaire ou d’entreprise individuelle, déclarent employer au moins un salarié au moment de leur création, en baisse de 1 point par rapport à 2023, livre l’Insee. En particulier, la proportion de sociétés ayant indiqué employer au moins un salarié à la création continue de baisser. Elle a nettement décru, passant de 12 % en 2012 à 4 % en 2024 », pointe l’institut de la statistique.
(*) Lecture : En 2024, 7 % des créations de sociétés dans l’hébergement/restauration se font avec au moins un salarié. Source : Insee, les créations d’entreprise en 2024





